Aujourd’hui, pour le deuxième scrutin, Jésus est à Jérusalem, et il rencontre un homme aveugle de naissance. Il va le guérir en lui mettant de la boue sur les yeux, et en l’envoyant se laver à la piscine de Siloé. Mais à peine guéri de sa cécité, cet homme va devoir subir tout une série d’interrogatoires de la part des pharisiens, et, en même temps, il va faire un véritable chemin de conversion qui va le conduire jusqu’à la foi en Jésus, et jusqu’à se prosterner devant lui.
Là encore, dans ce magnifique épisode, certains éléments tout simples et tout concrets deviennent des symboles de la vie spirituelle et de la relation à Dieu. À commencer par le fait de ne pas voir. L’aveuglement physique de cet homme devient le symbole de l’aveuglement spirituel, aveuglement spirituel communément répandu qui considère que ce malheureux est puni par Dieu parce qu’il a péché lui ou ses parents, ce qui fait de Dieu un être dur et rigoriste, et, dans la même ligne, aveuglement spirituel des pharisiens qui, à cause de leur légalisme intransigeant, refusent de voir la main de Dieu dans la guérison accomplie par Jésus. Mais parallèlement, la lumière que cet homme guéri découvre n’est pas seulement la lumière extérieure du jour. Cette lumière devient aussi le symbole de la lumière intérieure de la foi qui fait reconnaître en Jésus « le Fils de l’Homme »